BIOGRAPHIE

 

De père artiste peintre et dessinateur, c’est très tôt qu’il est initié à la peinture. Lentement mais sûrement, le Graffiti est venu à lui, sans trop savoir comment, ni même pourquoi.

Prédisposition ?…

De rencontre en rencontre, il adopte les codes et l’esprit du mouvement, mais c’est avec REVER et SACAGE qu’il fait réellement ses premiers pas dans le milieu, et développe des styles de tags très personnels…

Activiste du mouvement dans les années 90’, poussé par la scène bruxelloise de l’époque, il évolue notamment avec ARME, DECIM, PARE, ALERT, DEKOR et ZEOM ; et côtoie des groupes comme CNN, BCP, RAB, …

Au début des années 2000, il met fin à sa carrière de Graffeur pour des raisons personnelles. Mais le besoin de créer, toujours présent, il s’enferme dans un atelier et se met à peindre sur toile. La tranquillité du travail intérieur lui plaît, mais l’aspect fort académique du format le frustre : ce manque de liberté, d’espace, que la rue, elle, lui offrait.

Il tente une nouvelle approche, issue de sa vision du Graffiti. En mêlant le travail d’atelier et l’Activisme urbain, il réconcilie la rue, son travail et son expérience du Graffiti. Il réalise des affiches en atelier qu’il colle alors en rue, préservant son support privilégié : les murs et leur vie.

Comme la plupart des Graffeurs de son époque, il est influencé par des ouvrages comme le Paris Tonkar, les magazines Xplicit Graffx et des groupes de Graffiti sur train parisien, comme les SDK.

Après son père, et dans un tout autre registre, il s’inspire fortement du monde étrange de MAURITS, CORNELIS, ESCHER

Enfant de la ville dans laquelle il se sent enfermé tel un animal en cage, il crée « Le Zoo ». A la manière des satyres sociales et politiques du Moyen-Age, comme dans le Roman de Renard, il s’invente un monde d’animaux qui se moquent de l’humain.

De son travail Graffiti, il extrait des typos simples, des signes, des formes, des symboles qu’il assemble et pose à la façon des hiéroglyphes. De ces formes apparaissent des animaux au départ abstraits et minimalistes, qui font naître alors « BLANCBEC » : un oiseau aux formes géométriques, qui s’accommodera très facilement du climat bruxellois.

Son style, fait de formes géométriques, d’aplats et, tout récemment, de flous, est basé sur une logique de construction mathématique, propre à lui, basée sur le carré.

A travers BLANCBEC, il se moque et ironise les hommes sur des sujets et thèmes aussi divers qu’il en existe. L’oeil attentif et l’esprit ouvert, il se nourrit de son vécu et de sa vision des années 90’, de son environnement et de son quotidien…

En posant ses BLANCBEC, il cherche à créer une interaction par le contraste qui se dégage entre son affiche colorée, propre, carrée, et le mur, la façade, la vitrine délabrés, décolorés ou abandonnés.

Sa technique est simple : il peint son motif sur papier kraft en mixant des techniques diverses, comme l’aérosol, le marqueur, l’acrylique, le collage… Il repère ensuite un endroit selon certains critères : la visibilité, le décor, le vécu ou la symbolique. Et à coups de colle à tapisser, il fixe et fige son affiche aux yeux de tous.

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